Etat d’avancement du programme


Les réalisations
Phase préparatoire: elle a permis de mener à bonne fin l’implantation d’un réseau fonctionnel tant en Afrique qu’en Europe, de concevoir la base de données et d’établir la liste de 6 400 espèces. Pendant cette période, les plantes utiles ont été classées en seize groupes d’usage, le modèle des articles de synthèse a été mis au point et nos partenaires sont parvenus à un consensus international sur la mise en œuvre du programme au cours du premier Atelier international qui a réuni 121 participants originaires de 30 pays.
Première phase opérationnelle: 40% du but a été atteint conformément aux fonds disponibles. Six manuels d’excellente facture ont été publiés. Six ateliers de réflexion se sont tenus pour analyser les principaux produits et aboutir, pour les six groupes cibles, à des recommandations sur les occasions immédiates pour la recherche, les sujets de thèse, les technologies et les espèces prioritaires ainsi que sur les occasions de développement.
Outre la synthèse des connaissances, le programme a lancé huit projets pilotes dotés de petites subventions, en d’autres termes l’initiative des petits projets de PROTA (PSPI), destinés à toucher les utilisateurs indirects tels que les groupes d’agriculteurs et les collectivités rurales. Cette initiative se propose de maximiser l’usage qui est fait de l’information de PROTA dans les activités de développement rural en vue d’une utilisation durable des ressources végétales.
Deuxième phase opérationnelle: D’ici la fin de cette phase, une plateforme d’information interactive (PROTA4U) aura été achevée qui comprendra près de 9000 fiches d’espèces « modérées » dont beaucoup seront (re)validées par un article de synthèse. Durant cette période du projet, 3 consultations d’intervenants sur les groupes d’usage seront menées. En coopération avec ITOCA, nous allons donner un coup de pouce considérable à la vulgarisation et à la formation. Moyennant une formation appropriée et le renforcement des capacités, toutes les responsabilités du programme auront été transférées vers le réseau africain d’ici la fin du projet. L’objectif du troisième atelier international (2012) sera d’aboutir à un plan d’action en vue de la dernière phase opérationnelle (2013-2015).
Perspectives d’avenir
Notre stratégie qui s’articule autour de 3 étapes fondamentales, à savoir synthèse, diffusion et utilisation des connaissances demeure autant d’actualité aujourd’hui qu’elle l’était au moment du lancement de PROTA. Parallèlement, PROTA4U fera naître de multiples perspectives, nouvelles et passionnantes, tout en lançant de nouveaux défis dans le cadre de l’extension et de gestion de la base de données de PROTA, et de la diffusion de l’information aux anciens utilisateurs ainsi qu’aux nombreux nouveaux usagers potentiels.
Voici deux exemples concrets de nouvelles possibilités réalisables grâce à PROTA4U: (1) la possibilité de mener de front les 16 groupes d’usage simultanément (alors qu’avant on ne travaillait que sur un groupe à la fois), et (2), pour ceux qui ont une connexion internet, la possibilité d’accéder, d’un seul clic de souris, aux informations les plus récentes du domaine public. Parmi les principaux défis à relever, citons bien sûr le contrôle de la qualité, et la diffusion de l’information aux utilisateurs dépourvus d’accès à internet, grâce par exemple à la technologie mobipocket.
Une meilleure utilisation des informations et des connaissances offertes est au cœur de la mission que s’est fixée PROTA et qui est de « développer et assurer un système d’information sur les ressources végétales tourné vers l’utilisateur, vulgariser et encourager largement son utilisation par des stratégies décisives et des partenariats déterminants ».
Enjeux
Les principaux défis que nous avons eu à relever au cours de la première phase opérationnelle ont été d’une part des ressources financières infra-optimales et d’autre part l’impossibilité dans laquelle nous nous sommes trouvés de nous aligner sur le programme d’action africain, ainsi que le préconisaient les initiatives de l’UA et du NEPAD. L’autre enjeu étant à la fois la durabilité du programme au-delà de la vie du projet et la mise à jour et l’entretien a posteriori de la base de données.